LE CENTRE

Dès 2016, sous la double tutelle de l’INSERM et de l’Université Paris Descartes, le Centre de Psychiatrie et Neurosciences s’installera à l’Hôpital Sainte-Anne. Il intégrera un bâtiment de 5000 m2 dédié à accueillir des Equipes vouées à la recherche fondamentale et para-clinique, entretenant ainsi des liens organiques avec les équipes cliniques des services de psychiatrie et de neurosciences de l’hôpital.

 

Vue schématique du projet



 Source : CPN, 2015


Le Centre mettra également à disposition de jeunes équipes prometteuses, de « Professeurs invités » et d'industriels, près de 400 m2 équipés pour soutenir des projets en recherche et développement.

Le Centre se complétera par des interactions fortes avec le Service de Recherche et d’Evaluation Clinique, soit 550 m2, situés au 1er étage du service Hospitalo-Universitaire. Ce service traitera les protocoles cliniques avec une emphase particulière sur la détection des endo-phénotypes des maladies psychiatriques et l'évaluation des effets thérapeutiques des composés psychotropes.

 

Vue du bâtiment en cours de réhabilitation





Source : CPN, 2014



La décision de créer un centre de référence au sein de l'hôpital Sainte-Anne participe d’une vision stratégique d’intégration des recherches tant fondamentales que cliniques en Psychiatrie et en Neurosciences.
Ce faisant, elle consacre d’une part un lieu historique dédié aux maladies du SNC (système nerveux central) dans son approche psychiatrique et neurologique, et d’autre part, elle établit un continuum en santé publique, entre la recherche pré-clinique ou recherche fondamentale et la clinique.


Le résultat opérationnel de cette stratégie est le spectre d’activités que déploient les équipes qui ont choisi de rejoindre le Centre, (lire rubrique Recherche) et la mise en oeuvre de plateaux techniques soutenant cette activité.

En mutualisant nos actions, tant thématiques que méthodologiques, nous avons la certitude d’optimiser l’utilisation des moyens techniques, humains et financiers mis en œuvre par les organismes partenaires : INSERM, Université Paris Descartes, CHRU dont l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris et l’Hôpital Sainte-Anne, hôte du Centre et berceau de grandes percées scientifiques et médicales en psychiatrie et neurologie.

Ci-dessous, le fichier PDF  vous propose un historique de la création de l'hôpital Sainte-Anne.

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DATES CLÉS

2010

Après une évaluation réalisée par l'Agence d'évaluation de la Recherche et de l'Enseignent Supérieur (AERES), le Centre obtient le label UMR_S* pour 4 ans.

*L'Unité Mixte de Recherche (UMR) est un laboratoire ayant obtenu un label mixte après évaluation du dossier par le Ministère de la Santé et de la Recherche (MESR) et par un grand organisme de recherche (CNRS, Inserm, Inra....). Une UMR accréditée par le MESR et le CNRS sera dénommée UMR_C ou UMR, par le MESR et l'Inserm UMR_S et par le MESR et l'Inra UMR_A. Les UMR sont souvent aussi qualifiés de « laboratoires associés ».

2008

Les unités du Centre Paul Broca regroupent leurs forces et leurs compétences. Elles s'associent à 4 équipes de l'Unité 288 et à 2 équipes cliniques du Centre Hospitalier Sainte-Anne pour former le Centre de Psychiatrie et Neurosciences (CPN).

Les unités disparaissent pour devenir les équipes du CPN. Le CPN est sous la tutelle de l'INSERM et son université de rattachement est l'université de Paris Descartes.

2007

L'équipe Avenir de Christian Neri devient l'unité de recherche 857 : Biologie et pathologie du neurone.

L'unité 752 quitte le Collége De France pour rejoindre le Centre Paul Broca. Cette unité a pour thématique de recherche "plasticité neurogliale", elle est dirigée par Hervé Chneiweiss.

2006

L'EMI 117 devient l'unité de recherche 796, elle est toujours dirigée par Marie-Odile Krebs de 2006 à 2008. La thématique de recherche est : Plasticité et troubles Psychiatriques.

2003

Création et arrivée d'une équipe Avenir dans le centre. Cette équipe a pour thématique de recherche "Biologie Neuronale et Physiopathologie", elle est dirigée par Christian Neri de 2003 à 2007.

2001

Fermeture des unités 159 et 109 dont les directeurs arrivent au terme de leur mandat. Leurs collaborateurs prennent la reléve avec la création respective des unités 549 et 573. Une équipe mixte Inserm (EMI) rejoint le centre.

UR 549 : Neurobiologie de la croissance et de la sénescence.
Cette unité est dirigée par Jacques Epelbaum de 2001 à 2006.

EMI 117 : Physiopathologie de la schizophrénie.
Cette EMI est dirigée par Marie-Odile Krebs de 2001 à 2006

UR 573 : Neurobiologie et Pharmacologie Moléculaire.
Cette unité est dirigée de 2002 à 2004 par Pierre Sokoloff puis de 2004 à 2008 par Jean-Michel Arrang

1975

Céation de deux unités de recherche dans le centre :

UR159 : Neuroendoccrinologie. Cette unité est dirigée par Claude Kordon. En 1993 la thématique de recherche devient : Dynamique des systémes neuroendocriniens

UR161 : Physiopharmacologie du sytéme nerveux. Cette unité est dirigée par Jean-Marie Besson

1972

L'UR 111 rejoint le Centre Paul Broca.
Cette unité à pour thématique de recherche "Neuropsychologie et Neurolinguistique".
Elle est dirigée par Henri Hecaen de 1972 à 1981 puis par Pierre Rondot de 1982 à 1986.

1971

L'UR 110 rejoint le Centre Paul Broca.
Cette unité est dirigée par Raymond Sadoun et a pour thématique de recherche : Epidémiologie des troubles mentaux
 

1970

A partir de 1970 les premières unités investissent le Centre Paul Broca.

UR 97 : Thème de recherche : Neurophysiopathologie et thérapeutique des épilepsies. Cette unité est dirigée par Mr Jean Talairach de 1970 à 1973, par Jean Bancaud de 1974 à 1987 puis par Michel Lamarche de 1988 à 1995.

UR 109 :Thème de recherche : Neurobiologie. Cette unité est dirigée par Mr Jean-Charles Schwartz. En 1986 l'intitulé de la thématique de recherche est modifiée et devient Neurobiologie et Pharmacologie.

Enfin, depuis 1970, est organisée la sectorisation psychiatrique qui va rapprocher les lieux de traitement de la population avec la création de structures extérieures, dispensaires, foyers de post-cure, hôpitaux de jour et de nuit, de semaine, appartements thérapeutiques.

Le service de neurologie est installé en 1974 et la neuroradiologie devient, à Sainte-Anne, une discipline de pointe avec un appareillage novateur : tomographe - scanner, imagerie par résonance magnétique, qui va permettre la création de la radiologie thérapeutique.

1952

En 1952, la psychiatrie fait une avancée spectaculaire avec les travaux de médecins de Sainte-Anne sur l’application des premiers neuroleptiques dont l’action révolutionnera la thérapeutique à l’échelle planétaire.

Parallèlement, se développe la neurochirurgie avec une méthode d’investigation et d’intervention novatrice, la neurochirurgie stéréotaxique pratiquée aujourd’hui, avec de nombreuses applications, dans le monde entier. La neurochirurgie de la douleur se fait également une place importante à l’hôpital.

1947

En 1947, est créée la section de bio-psychopathologie de l’enfant dont la vocation est de mettre à la disposition de l’enfance inadaptée et des familles un ensemble original clinique et thérapeutique dans son double aspect affectif et cognitif.

1941

En 1941 est installé un des premiers laboratoires d’électroencéphalographie de France.

1922

En 1922, est créé par Edouard Toulouse le centre de prophylaxie mentale, premier service libre, c’est-à-dire dans lequel les malades ne sont pas internés dans le cadre de la loi du 30 juin 1838.

1863

En 1863, Napoléon III décide la création d'un hôpital psychiatrique à Paris sur l'emplacement de la ferme Sainte-Anne. Il est désigné sous le nom d'asile clinique car il est destiné à être un lieu de traitement, de recherche et d'enseignement des maladies mentales. Haussmann, préfet de la Seine, est chargé de cette opération. L'asile est inauguré le 1er janvier 1867 et le premier patient admis le 1er mai de la même année.

Pendant de nombreuses années Sainte-Anne va remplir son rôle de protection du malade mental, de son traitement avec les faibles moyens thérapeutiques de l'époque. On verra s'y développer une recherche médicale très importante et très approfondie souvent masquée par les préjugés qui se heurtent aux murs de l'établissement.